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Ma méthode pour écrire 5 000 mots par jour

Fiche n° 116 août 20254 min de lecture

Relue et vérifiée le 23 octobre 2026.

Sommaire du dossier 4 parties
  1. Prérequis : ce n’est PAS tous les jours, et ce n’est PAS tout le temps
  2. Les 3 piliers de ma méthode « 5 000 mots par jour »
  3. Et si tu écris seulement 100 mots ? bah c’est déjà merveilleux.
  4. Et toi ? c’est quoi ta méthode pour écrire ?

Oui, tu as bien lu.
5 000 mots par jour.
Mais attends avant de me jeter des tomates ou de t’auto-flageller parce que tu n’écris « que » 200 mots. Parce que déjà :
👉 200 mots, c’est 200 de plus qu’hier.
👉 Et surtout : ma méthode n’est pas « la » méthode. (spoiler : la méthode miracle n’existe pas)
C’est ma façon de fonctionner, en tant qu’auteur de fantasy et de romance, avec mes outils, mes automatismes, mes habitudes.
Mais peut-être que tu pourras en tirer une ou deux idées qui boosteront ta propre routine.

Prérequis : ce n’est PAS tous les jours, et ce n’est PAS tout le temps

Je parle ici de mes périodes d’écriture active.
Pas quand je suis en promo, en correction, en burn-out post-écriture, ou en train de bingewatcher une série « pour l’inspiration »… (si si, pour le travail)

5K par jour, ça demande une organisation en amont, un cadre, et surtout une énergie mentale que je ne mobilise pas au quotidien.

Mais quand je suis en mode « j’écris mon roman », là, je sors l’artillerie lourde.

Les 3 piliers de ma méthode « 5 000 mots par jour »

1. Savoir exactement quoi écrire (mais pas tout)

Je ne me lance JAMAIS à l’aveugle.
Avant d’écrire, je commence à définir un pitch, par choisir les tropes, je décide de l’archétype de mes personnages et de comment les faire évoluer ; puis je prépare un résumé détaillé de chaque scène de ma trame principale.
Pas forcément littéraire, pas forcément propre. Juste fonctionnel :

  • Où est-on ?
  • Que se passe-t-il ?
  • Quel est l’objectif de la scène ?
  • Quelle est son émotion dominante ?

Je laisse toujours des zones d’ombre pour l’improvisation, notamment dans les intrigues secondaires.
Je garde une part de flou, parce que même si j’ai une approche extrêmement méthodique de l’écriture, ça reste un art.

Et ce résumé, je le nourris en permanence :
Dans le bus, dans mon lit, sur mon canapé, aux wc, entre deux rendez-vous, je sors Google Docs sur mon téléphone, et je note une idée de scène.
Résultat : effet boule de neige.
Plus j’avance, plus les scènes se dessinent, plus j’ai hâte de les écrire, plus je suis rapide.


2. Maîtriser mes outils (et en faire mes esclaves)

J’écris sur LibreOffice, mon chouchou.
Parce qu’il est :

  • gratuit ✅
  • open source ✅
  • ultra personnalisable ✅
  • et surtout… pas Word ❌ (je le trouve honnêtement moins intuitif, moins propre, et en plus faut raquer)

Dans LibreOffice, j’ai tout paramétré pour que :

  • ma mise en page se fasse automatiquement via les styles (titre, corps, retrait, pagination, etc.)
  • mes raccourcis d’abréviation soient reconnus et corrigés à la volée

Exemples :

  • « ds » devient « dans »
  • « pr » devient « pour »
  • « qt » devient « quant »
    (et j’en ai des dizaines comme ça)

Résultat :

  • Je tape plus vite
  • Je fais moins de fautes
  • Je corrige plus rapidement

Et tout ça, c’est parce que j’ai pris le temps d’apprivoiser mon outil.
Ce que je t’encourage vivement à faire, peu importe ton logiciel préféré (même si tu travailles sur Word, je t’aime quand même).


3. Conditionner mon cerveau à l’écriture

Je ne « trouve » pas le temps. Je le crée.
En période d’écriture, je me libère au moins une heure par jour. Plus quand je peux. Pas toujours simple avec une vie de famille et un travail à temps plein alimentaire.
Pas pour réfléchir à l’histoire. Pas pour relire. Pour écrire.

Je fais des sessions inspirées de la méthode Pomodoro (la version d’origine, imaginée par Francesco Cirillo, alterne 25 minutes de travail et 5 minutes de pause ; moi, j’ai allongé à 30) :

  • 30 minutes d’écriture intensive
  • 5 minutes de pause
  • et on recommence

Et pendant ces 30 minutes, grâce à tout ce que j’ai mis en place, je peux atteindre jusqu’à 2 500 mots.
Deux sessions dans la journée, et j’atteins les 5K sans mal.
(Enfin si, un peu mal au poignet, mais ça, c’est une autre histoire.)

Et si tu écris seulement 100 mots ? bah c’est déjà merveilleux.

Je le répète :
Ma méthode n’est pas un standard.
C’est ce que j’ai peaufiné au fil des années, en expérimentant, en me connaissant.
Et parfois, je n’écris que 200 mots.
Et tu sais quoi ?
C’est 200 mots de plus que rien du tout.

Donc ne laisse jamais un article comme celui-ci te mettre la pression. Je vais même être honnête : je suis loin, très loin d’être celui qui écrit le plus vite. D’autres auteurs sont bien plus rapides que ça.

Et toi ? c’est quoi ta méthode pour écrire ?

Tu bosses par sprints ? Tu fais du freestyle total ? Tu dictes à l’oral ?
Dis-moi en commentaire ta routine d’écriture personnelle.

Je suis toujours curieux de découvrir les techniques des autres auteurs.
Et qui sait, peut-être que je te piquerai une astuce !

Pièces du dossier

Les sources utilisées pour vérifier cette fiche.

  1. Francesco Cirillo, The Pomodoro Technique, 2006